OFPRA : que signifie « accordé 4 sur 5 » et comment comprendre le taux de protection ?

L’expression « OFPRA accorde 4 sur 5 » renvoie généralement à un taux de protection proche de 80 % pour une nationalité, une catégorie de dossiers ou une période donnée. Elle ne signifie pas que quatre demandes sur cinq sont systématiquement acceptées par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA).

Le taux d’accord varie selon l’année, la nationalité des demandeurs, la nature de la procédure, le type de protection accordée et le périmètre statistique retenu. Il faut également distinguer la décision de l’OFPRA de celle de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA), qui intervient en cas de recours.

Statistiques OFPRA taux de protection

Les chiffres récents de la protection internationale

Au 31 décembre 2025, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) a enregistré 145 210 demandes de protection internationale, dont 730 demandes de statut d’apatride.

Cela représente une baisse de 5,5 % par rapport à 2024 (153 715 demandes).

Cette évolution varie cependant en fonction du type de dossiers : les premières demandes ont diminué de 14,4 % par rapport à 2024, tandis que le nombre de réexamens a augmenté de 43 %.

Les réexamens représentaient 23,2 % de la demande globale, contre 15,3 % en 2024.

Une activité décisionnelle record en 2025

L’Ofpra a par ailleurs atteint le plus haut niveau d’activité décisionnelle de son histoire, avec 156 590 décisions rendues en 2025, soit une augmentation de 10,3 % par rapport à 2024 (14 1911 en 2024).

Ce haut niveau d’activité, conjugué avec la baisse de la demande, a ainsi permis à l’Office de déstocker 15 000 dossiers depuis janvier 2025.

Le taux de protection de l’Office, avant recours éventuel devant la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) s’établit à 41,2 % en 2025, soit 2,4 points de plus qu'en 2024.

Cette tendance s'explique par la place prépondérante des protections accordées aux ressortissants ukrainiens, afghans et haïtiens.

IndicateurRésultat
Demandes de protection internationale en 2025145 210
Demandes de statut d’apatride730
Évolution par rapport à 2024- 5,5 %
Décisions rendues en 2025156 590
Taux de protection de l’Ofpra41,2 %
Délai moyen d’instruction163 jours (5,4 mois)
Délai médian135 jours

Pourquoi un taux de 80 % peut apparaître dans les statistiques

Un taux de 80 % peut être observé lorsqu’une statistique est limitée à une nationalité ou à un groupe de demandes présentant des caractéristiques particulières. Le taux global de l’OFPRA, lui, est calculé sur l’ensemble des décisions prises pendant une période déterminée.

Les chiffres ne sont donc pas directement comparables lorsque le dénominateur change. Un taux portant sur les premières demandes ne recouvre pas le même ensemble qu’un taux incluant les réexamens, les décisions d’irrecevabilité ou les demandes examinées selon une procédure particulière.

En 2016, le taux de protections a bondi à 38 %.

Ce taux est néanmoins encore l’un des plus faibles de l’Union Européenne.

Le taux de protection dépend notamment de la situation du pays d’origine, des éléments personnels présentés par le demandeur et de la possibilité d’établir un besoin de protection au regard du droit applicable.

Les principales nationalités concernées en 2025

En 2025, quatre pays ont dépassé les 12 000 demandes d'asile.

L'Ukraine(12 310 demandes) occupe la quatrième position, en hausse de 2,3 % par rapport à 2024.

Ces quatre pays représentent à eux seuls plus d'une demande sur trois.

Suivent la Guinée (5,9 %, soit 8 640 demandes), la Côte d’Ivoire (5,2 %, soit 7 530 demandes) et la Turquie (4,7 %, soit 6 830 demandes).

L’ensemble de ces sept pays représentent plus de la moitié de la demande totale (51.6%).

Les données de 2016 et l’évolution européenne

Les principaux rapports annuels sont publiés dès le premier semestre.

Eurostat a détaillé les protections accordées en 2016 en Europe et l’octroi de la nationalité (en 2015).

La France redevient le 3ème pays d’accueil en Europe avec un total de 85 700 demandeurs où la demande globale a baissé de 5 %.

Dans les principaux pays d’origine des adultes primo-demandeurs en 2016, 3 sont des pays où sévissent des conflits armés : le Soudan en tête, l’Afghanistan ensuite (avec + 166 %) et la Syrie au 5ème rang.

À noter la chute des demandes (- 51 %) en provenance du Kosovo, voire du Bangladesh et de la Russie.

Après son rapport sur les demandes d’asile enregistrées en Europe pendant l’année 2016 (publié en mars 2017), Eurostat fait le point sur les décisions et les protections accordées : en 2016, sur plus de 1,1 M.

Sur les 710 000 protégés, 406 000 étaient Syriens (57 %), 66 000 Irakiens et 62 000 Afghans (9 % chacun) devant l’Érythrée (5 %).

Les Syriens protégés sont la 1ère nationalité protégée dans 19 des pays mais 7 sur 10 le sont en Allemagne.

Sept nationalités (+ les apatrides) ont obtenu + de 50 % de protection en 1ère instance : Syrie (98 %), Érythrée (92,5 %), Somalie (66 %), Irak (63,5 %), Afghanistan (57 %), Iran (52,5 %) et Soudan (52 %).

NationalitéProtection en 1ère instance
Syrie98 %
Érythrée92,5 %
Somalie66 %
Irak63,5 %
Afghanistan57 %
Iran52,5 %
Soudan52 %

Mais en proportion par milliers d’habitants, le Luxembourg arrive en tête de l’Union devant la Suède.

Les demandes enregistrées en France

L’Afghanistan est toujours la première nationalité avec 17 550 premières demandes

Aux demandeurs d’asile essentiellement masculins et anciens Dublinés qui, après l’expiration du délai de transfert, peuvent introduire leur demande d’asile à l’OFPRA, s’ajoutent de plus en plus de femmes et de mineurs.

20,8% de femmes et 22% de mineurs, ce qui est un changement majeur.

Autre nouveauté, 989 demandes ont été introduites en Guyane.

Le Bangladesh avec 8 568 premières demandes et 608 réexamens, est au coude à coude avec la Turquie (8 457 premières demandes mais 1 040 réexamens).

47 780 premières demandes ont été introduites par des femmes dont 17 712 par des mineures.

La procédure accélérée et les réexamens

Environ 53 278 demandes ont été examinées selon la procédure accélérée , soit 37% du total (part moins importante qu’en 2022).

34 736 premières demandes ont fait l’objet de cette procédure soit 28% de celles-ci.

Si on compare ces données avec celles publiées par Eurostat (qui incluent les demandes de réexamens), on constate un différentiel de près de 6 000 demandes, qui s’expliquent par l’importance des procédures accélérées lors de la requalification des personnes Dublinées, notamment les Afghans.

Le Conseil d’Etat a récemment dit que l’usage de cette procédure pour motif de tardiveté était erroné.

Les demandes des pays considérés comme sûrs examinées selon cette procédure sont au nombre de 13 000 , soit 37% de ces procédures.

A coté de ces nationalités où la procédure est d’office, il ya la spécificité ultramarine puisque les demandes comoriennes, bien que moins nombreuses sont systématiquement examinées selon cette procédure à Mayotte (98%) et dans une moindre mesure il en est de même pour les Malgaches (75%).

14 124 décisions d’irrecevabilité (pas d’examen au fond) ont été prises pour des réexamens.

Les principales nationalités concernées sont la Turquie, l’Afghanistan, Haiti, le Nigéria et la Géorgie.

Les décisions de l’OFPRA et les entretiens

L’OFPRA a pris 136 811 décisions (dont 106 253 adultes).

Pour ce faire . 103 000 personnes ont été convoquées à un entretien et 90 000 ont été entendues (taux d’entretien de 87,8%).

83 500 ont eu lieu à Fontenay sous Bois, 3 922 lors des missions foraines en métropole (23 missions,904 personnes entendues), 3018 en outre-mer (16 missions en Guyane, sept à Mayotte (1 347 entretiens) , 1 en Guadeloupe; 10 missions de rélocalisation ont permis d’entendre 637 personnes et 23 missions de délocalisation ont permis d’entendre 2 450 personnes.

Le nombre d’accords est de 44 560 soit «32,9% des décisions.

Les nationalités comptant le plus grand nombre d’accords restent l’Afghanistan avec près de 13 500 protections soit 69,1% des décisions..

Le phénomène le plus impressionnant concerne Haiti dont le taux d’accord, naguère très faible, a fortement augmenté puisque 1 282 personnes ont eu une protection dont 998 protection subsidiaires en raison de la violence généralisée à Port-au-Prince et dans l’Artibonite.

9/22 COMMENT SE PASSE L'ENTRETIEN A L'OFPRA?

Les délais de traitement

Le délai moyen d'instruction a légèrement augmenté en raison du déstockage de dossiers anciens, s'établissant à 163 jours (5,4 mois) en moyenne en 2025, contre 138 jours en 2024.

Le délai médian reste plus faible, s'établissant à 135 jours en 2025.

L’objectif de la loi était d’accélérer la procédure et les délais moyens constatés (DMC) qui sont de fait descendus légèrement sous les 7 mois, soit 8 jours de moins qu’en 2015, 35 jours de moins qu’en 2014 et 2 mois de moins qu’en 2013.

Le rapport indique que 86 % des requérants avaient un avocat en 2016.

En 2025, l'Ofpra a réalisé 70 missions hors les murs, dont 28 missions d'instruction en métropole, 24 en outre-mer et 18 missions de réinstallation dans 9 pays (Cameroun, Egypte, Ethiopie, Jordanie, Rwanda, Tchad, Turquie, Côte d’Ivoire et Liban).

Le recours devant la CNDA

Quelle que soit la procédure du dossier, la Cour conserve la possibilité de délibérer par ordonnance lorsque le président habilité le décide : ce sera ainsi le cas de 23,7 % des décisions rendues, dont 2,9 % pour non-lieu, désistement ou irrecevabilité et 20,8 % pour dossier « vide » (= le texte du recours n’ajoute aucun élément pouvant contester utilement le refus de l'OPFRA) : 10 201 recours ont ainsi été jugés sans audience.

Bien des déboutés étant tentés de poursuivre en appel, le rapport de la CNDA indique l’issue des saisines du Conseil d'État sur ces 4 dernières années (p. 10) ; en 2016, le C-État a été saisi pour 847 affaires, dont 14 par l'OFPRA et 833 par des individuels.

Sur les 788 décisions rendues en 2016, seuls 26 pourvois ont été admis pour avoir une suite ; sur les 21 dossiers examinés, 16 ont donné raison au demandeur, en partie ou en totalité.

La protection subsidiaire

Si l'Ofpra: titleContent vous accorde le bénéfice de la protection subsidiaire, vous recevez une carte de séjour pluriannuelle bénéficiaire de la protection subsidiaire.

La protection subsidiaire est une forme de protection par l'asile, attribuée à l'étranger qui ne remplit pas les conditions d'obtention du statut de réfugié.

Le titre de séjour délivré est d'une durée maximale de 4 ans.

La carte de séjour pluriannuelle bénéficiaire de la protection subsidiaire qui vous est délivrée a une durée de validité maximale de 4 ans.

Elle vous autorise à séjourner en France et à y travailler (comme salarié ou non-salarié: titleContent).

Votre employeur n’a pas à demander d'autorisation de travail.

Les membres de la famille

Des membres de votre famille peuvent bénéficier de la même carte :

  • Votre époux ou épouse, concubin: titleContent ou partenaire d'union civile, qui est déjà autorisé(e) à séjourner en France au titre de la réunification familiale
  • Votre époux ou épouse ou partenaire d'union civile, âgé d'au moins 18 ans, si le mariage ou l'union civile est postérieur à la date d'introduction de votre demande d'asile.
  • Vos enfants, non mariés, n'ayant pas dépassé leur 19e anniversaire (ou dès 16 ans s'ils souhaitent travailler)
  • Vos parents (ascendants: titleContent directs au 1er degré), si vous êtes encore mineur et non marié, accompagnés, éventuellement, par leurs enfants mineurs non mariés dont ils ont la charge effective.

Il faut que le mariage ait été célébré, ou l'union civile conclue, depuis au moins 1 an, avec une communauté de vie: titleContent effective.

Les membres de votre famille doivent justifier de leur identité et des liens familiaux qui vous unissent.

Ils doivent présenter le visa d'une durée supérieure à 3 mois qui leur a été délivré par le consulat pour leur entrée en France.

À noter La carte délivrée aux membres de votre famille porte la mention membre de la famille d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire.

Elle leur permet de travailler en France.

Les documents nécessaires pour la carte de séjour

Pour le bénéficiaire de la protection subsidiaire

Vous devez fournir les documents suivants :

  • Attestation d'état civil (transmise par l'Ofpra: titleContent à la préfecture)
  • Justificatif de domicile datant de moins de 6 mois (ou déclaration de domiciliation)
  • Décision de l'Ofpra ou de la CNDA: titleContent vous attribuant le statut de la protection subsidiaire
  • Déclaration sur l'honneur de non polygamie: titleContent en France si vous êtes marié et êtes ressortissant d'un pays qui l'autorise
  • Justificatif de paiement du droit de timbre (à remettre au moment de la remise du titre)
  • e-photo : indiquez le code de la e-photo (fourni par le photographe ou la cabine agréée sur la planche photo).
  • Exemplaire signé de l'engagement à respecter les principes de la République

Pour les membres de la famille

  • Copie intégrale d'acte de naissance (sauf s'il a déjà une carte de séjour) comportant les mentions les plus récentes
  • Passeport (pages concernant l'état civil, les dates de validité, les cachets d'entrée et les visas)
  • Ou attestation consulaire avec photo
  • Ou carte d’identité avec photo
  • Ou carte consulaire avec photo
  • Ou certificat de nationalité de moins de 6 mois avec photo
  • Justificatif de domicile datant de moins de 6 mois (ou déclaration de domiciliation)
  • Décision de l'Ofpra: titleContent ou de la CNDA: titleContent attribuant le statut de la protection subsidiaire au conjoint, partenaire, concubin ou enfant

Justificatif du lien familial avec le bénéficiaire de la protection subsidiaire :

  • Justificatif de mariage (copie intégrale de l'acte de mariage ou livret de famille)
  • Justificatif de l'union civile (copie du contrat d'union civile)
  • Justificatif de filiation pour les enfants ou pour les ascendants: titleContent (copie intégrale de l'acte de naissance ou livret de famille, déclaration d'enfant naturel ou décision d'adoption)
  • Justificatif d'1 an de vie commune si vous n'êtes pas entré en France au titre de la réunification familiale.

S'il est arrivé en France au titre de la réunification familiale : certificat médical délivré par l'Ofii: titleContent (au plus tard au moment de la remise du titre de séjour).

Justificatif de paiement du droit de timbre (à remettre au moment de la remise du titre)

Déclaration sur l'honneur de non polygamie: titleContent en France s’il est marié et êtes ressortissant d'un pays qui l'autorisee-photo : indiquez le code de la e-photo (fourni par le photographe ou la cabine agréée sur la planche photo).

Exemplaire signé de l'engagement à respecter les principes de la République

Le coût et la remise du titre

Pour vous, bénéficiaire de la protection subsidiaire, la délivrance du titre de séjour est gratuite.

Pour les membres de votre famille, il faudra régler 50 € (droit de timbre) par timbres fiscaux pour la 1re délivrance d’un titre de séjour.

Le justificatif de paiement du droit de timbre leur sera demandé lors de la remise de la carte.

Vous pouvez acheter le timbre fiscal sur internet ou dans un bureau de tabac.

Achat sur internet

Vous pouvez acheter votre timbre fiscal en utilisant le service en ligne suivant :

Achat sur internet du timbre fiscal - Titre pour étranger

Le paiement est possible avec les cartes bancaires suivantes :

  • Carte bleue (CB) et e-carte bleue
  • Visa
  • Mastercard.

En revanche, le paiement par Paypal ou carte American Express n'est pas accepté.

Le timbre électronique peut être délivré sur 2 supports :

  • Document PDF avec un code 2D qui peut également être scanné directement depuis un téléphone ou une tablette par le service chargé de recevoir votre demande
  • SMS contenant l'identifiant à 16 chiffres du timbre qui sera accepté par l'agent chargé de traiter votre dossier.

Si vous n'utilisez pas le timbre ou avez acheté le mauvais type de timbre, vous pouvez demander le remboursement.

Demander le remboursement d'un timbre fiscal

Achat dans un bureau de tabac

Vous pouvez acheter un timbre fiscal auprès d'un bureau de tabac, si le commerce est équipé pour pouvoir les éditer.

Attention Ne pas acheter par erreur un timbre amende.

Remise du titre de séjour

La carte vous est remise par la préfecture (ou la sous-préfecture) de votre domicile.

Le renouvellement après quatre ans

La carte de séjour est valable 4 ans maximum.

Après 4 ans de séjour en France avec la carte bénéficiaire de la protection subsidiaire, vous ou les membres de votre famille pouvez demander une carte de résident.

Vous devez en faire la demande dans les 2 mois avant la date de fin de votre carte de séjour.

Si vous remplissez la condition des 4 années de résidence régulière avant la fin de validité du titre, vous pouvez demander immédiatement la carte de résident de 10 ans.

La carte de séjour bénéficiaire de la protection subsidiaire vous permet de travailler.

Votre employeur n’a pas à demander d’autorisation de travail.

Voyager avec un titre de voyage

Si vous souhaitez voyager à l'étranger, vous pouvez demander un titre d'identité et de voyage (TIV).

Ce titre de voyage est biométrique: titleContent.

Il vous permet de sortir de France, puis d'y revenir.

Votre titre de voyage est valable 4 ans si vous avez un titre de séjour pluriannuel ou 5 ans si vous avez une carte de résident.

Il est renouvelable.

En tant que protégé, dans la mesure où vous avez des craintes dans votre pays, vous n’êtes pas autorisé à y retourner.

Si vous êtes apatride, vous pouvez vous rendre dans votre ou vos pays d’origine.

Dans certains cas de nécessité impérieuse, les personnes placées sous la protection de l’Office peuvent être amenées à retourner dans leur pays d’origine.

Documents pour un majeur

  • Carte de séjour en cours de validité (original et photocopie)
  • Justificatif de domicile de moins de 3 mois à votre nom ou attestation d'hébergement et copie de la pièce d'identité de l'hébergeur
  • Preuve que vous êtes sous protection de l'Ofpra: titleContent (exemple : décision attribuant le bénéfice de la protection subsidiaire)
  • En cas de demande de renouvellement, ancien titre de voyage (original et photocopie).
  • e-photo : indiquez le code de la e-photo (fourni par le photographe ou la cabine agréée sur la planche photo).

Documents pour un mineur

  • Copie intégrale de l'acte de naissance avec filiation ou livret de famille établi par l'Ofpra: titleContent
  • Justificatif d'autorité parentale: titleContent :
  • Extrait d'acte de mariage
  • Jugement de divorce
  • Décision de justice statuant sur l'autorité parentale
  • Ordonnance de séparation
  • Copie de la décision de justice portant délégation de l'autorité parentale.
  • Justificatif de domicile de moins de 6 mois au nom du mineur si l'adresse est différente de celle du demandeur
  • e-photo : indiquez le code de la e-photo (fourni par le photographe ou la cabine agréée sur la planche photo).

État civil après l’octroi de la protection

Depuis le 2 janvier 2025, si êtes protégé, vous ne recevez plus de fiche familiale de référence.

Si vous êtes marié, pacsé ou divorcé, l’Ofpra vous demande des informations complémentaires (comme l’identité des beaux-parents et les modalités d’enregistrement du mariage) par le biais d’un formulaire simplifié joint en annexe de la décision d’octroi de la protection.

Vous devez impérativement remplir ce formulaire et le renvoyer à l'Ofpra.

Attention, si votre décision est datée d’avant le 1er janvier 2025, vous devez bien remplir la fiche familiale de référence qui vous a été envoyée.

Vos premiers documents d’état civil sont établis à partir des éléments de votre dossier (documents d'identité et d'état civil, formulaire de demande d'asile, entretien, etc.), le cas échéant, après la réception d’éléments complémentaires sollicités par l’Ofpra.

La reconstitution de l’état civil et la délivrance des premiers actes est une procédure prenant un peu de temps.

Si lors de votre demande d’une copie acte sur le site internet de l’Ofpra, il est indiqué que vos premiers documents n’ont pas encore été établis, cela signifie que vos actes n'ont pas encore été reconstitués et que votre dossier est en cours de traitement.

Il n’est pas utile de vous déplacer à l’Ofpra pour obtenir plus rapidement ces premiers documents.

Vous recevrez des copies conformes à ses documents d’état civil par voie postale dès que ceux-ci auront été reconstitués.

Les actes d'état civil établis par l'Ofpra ont valeur d'actes authentiques.

L’Ofpra ne peut rectifier que les omissions et erreurs matérielles.

Concernant l’activité de la protection, l’OFPRA a délivré 64 888 premiers actes d’état civil dans un délai moyen qui augmente encore (11,7 mois contre 10 mois en 2022) malgré le renfort de 8 ETP.

En 2025, l'Ofpra a reconstitué 79 140 actes d'état civil (naissance et mariage), soit une augmentation de 2,4 % par rapport à 2024.

Le délai moyen de fixation de l'état civil a baissé à 9,1 mois, s'établissant à 275 jours, contre 356 jours au début de l'année.

Mariage, divorce et livret de famille

Vous devez vous adresser à l'ambassade ou au consulat de France dans le pays dans lequel vous souhaitez vous marier.

Pour demander l’inscription auprès de l’Ofpra d’un mariage célébré à l’étranger, vous devez compléter le formulaire présent la rubrique "Protection et État civil - mes démarches en ligne" et le renvoyer à l’Ofpra par voie postale, accompagné des pièces requises.

Enfin, dans la mesure où le mariage a été célébré dans un pays tiers où vous n’avez pas de craintes, vous avez la possibilité d'obtenir des copies de votre acte de mariage auprès des autorités de ce pays.

À noter : l'Ofpra ne délivre plus de certificat de coutume.

Les divorces prononcés à l'étranger ne peuvent être enregistrés par l’Office qu'après avoir fait l'objet d'un examen d'opposabilité et de conformité à l'ordre public français par le parquet de Paris.

Attention ! Vous êtes marié et l'Ofpra a établi le certificat de mariage.

Dans ce cas, l'Ofpra délivre un livret de famille établi à partir du certificat de mariage.

Vous n’êtes pas marié et avez des enfants nés à l'étranger et résidant en France.

Attention! Vous vous êtes marié en France.

Vous n’êtes pas marié et vos enfants sont nés en France ou les seuls enfants présents en France sont ceux nés sur le territoire français.

C'est alors la mairie du lieu de naissance du premier enfant, né en France, qui est compétente pour établir le livret de famille.

La demande de délivrance de livret de famille doit être adressée à cette mairie ou à celle du lieu de résidence.

Vous n’êtes pas marié et avez des enfants nés et résidant à l'étranger.

Les autorités françaises ne sont pas compétentes.

Modification des documents et de l’état civil

Vous devez demander la rectification de votre titre de séjour auprès de la préfecture.

L’Ofpra vous a normalement délivré ce document en même temps que votre acte de naissance s’il y a des différences entre les documents délivrés par les autorités françaises durant la procédure d’asile et cet acte de naissance.

L’Ofpra ne pourra pas établir d’attestation d’équivalence entre l’identité qu’il a retenue et celle figurant sur un permis de conduire étranger.

Renonciation à la protection

Si vous souhaitez continuer à bénéficier de la protection de l’Ofpra, aucune démarche n’est nécessaire auprès de l’Ofpra.

Si, en revanche, vous ne souhaitez plus bénéficier de cette protection, vous devez en informer l’Ofpra par courrier postal (ou demander à vos parents de faire cette démarche en votre nom si vous êtes toujours mineur).

Vous pouvez exposer par écrit vos motivations personnelles qui fondent votre renonciation au statut protecteur.

Une notice d'information et un formulaire de renonciation (disponibles dans la rubrique "Protection & État civil / Mes démarches en ligne") doivent être complétés et signés.

Vous devez les adresser à l’Ofpra par courriel à renonciation[a]ofpra.gouv.frou par voie postale, à l’adresse suivante : Ofpra Division de la Protection 1 - 201 rue Carnot - 94136 Fontenay-sous-Bois Cedex - France

Attention ! La renonciation au bénéfice d'une protection peut entraîner le retrait du titre de séjour.

L'autorité préfectorale dans ce cas se prononce sur le nouveau droit au séjour.

Réunification familiale

L’Ofpra n’est pas compétent en matière de réunification familiale : les membres concernés de votre famille doivent déposer une demande de visa auprès des autorités consulaires françaises dans le pays dans lequel ils résident (ou le pays le plus proche, dans le cas où il n’y a pas d’ambassade ou de représentation consulaire française dans leur pays).

Le bureau des familles de réfugiés aide l’autorité consulaire à vérifier la validité de votre titre de séjour et la composition de votre famille, telle qu'elle a été déclarée auprès de l’Ofpra.

Attention, pour les mariages postérieurs à l’introduction de la demande d’asile, il s’agit d’une demande de regroupement familial.

Mes enfants sont nés à l’étranger, résident en France et ne sont pas demandeurs d'asile.

Vous devez vous adresser à la préfecture.

Fin de protection

L’Ofpra a aussi mis fin à des protections.

En application des dispositions sur l’ordre public et la fin de protection, l'Ofpra a mené à leur terme plus de 1 100 procédures de retrait de protection internationale, en hausse de près de 10 % par rapport à 2024.

Repères historiques

Au lendemain de la guerre de 1914-1918 est créé le premier statut international du réfugié.

Cette chronologie centrée sur l'histoire du statut de réfugié en France aux XXe et XXIe siècle reprend les principaux textes adoptés, les institutions internationales et nationales créées pour la protection des réfugiés ainsi que les demandes les plus nombreuses et les événements majeurs ayant joué un rôle déclencheur dans ces demandes.

En 6 ans (2010 à 2015), environ 5,1 millions de personnes au total se sont vu octroyer la nationalité d'un État membre de l'UE.

Pour mémoire, l’Union comptait 510,3 M.

Vérifié le 01 juillet 2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

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