Ces réfugiés asiatiques qui ont voté Trump

En 1975, les États-Unis se retire du conflit au Vietnam. Le Nord du pays, communiste, prend le dessus sur le Sud jusque là défendu par l’armée américaine. Dans le même temps, des forces révolutionnaires arrivent au pouvoir dans les États de l’ex-colonie française indochinoise : Pathet Lao au Laos et les Khmers rouges au Cambodge.

Devant la violence des représailles de ces régimes, les populations du Sud-Est asiatique cherchent à tout prix à quitter leur pays. Entre 1975 et le début des années 1990, 3 millions de personnes se voient contraints à l’exil afin d’échapper aux exactions de différents régimes d’Asie du Sud-Est. Nombre de ces populations demande l’asile politique à la France.

Hommes et Migrations Documents prête sa voix aux associations qui s’investissent pour la prise en charge de ces demandeurs d’asile. Le texte « Accueil en France des réfugiés et personnes déplacées » donne à voir la mise en place et le fonctionnement d’une politique publique qui n’avait pas été formalisée auparavant. Associations et organismes d’État se répartissent la prise en charge des demandeurs d’asile. Le Haut-Commissariat pour les réfugiés des Nations-Unis inscrit en Thaïlande leurs demandes d’asile politique. Ils sont ensuite acheminés vers la France par le Comité intergouvernemental pour les migrations européennes (CIME).

Hommes & Migrations documente ces arrivées tout au long de l’année 1978 : on trouve par exemple, le compte-rendu d’activité du Centre de Préformation de Marseille sur ses actions auprès des réfugiés du Sud-Est asiatique (n°949) ou des réflexions sur la notion de réfugiés de Philippe Waquet (n°955). Au mois de décembre, Hommes et Migrations reproduit la Note sur l’ethnie des Hmongs de Pierre Dupont-Gonin, ancien fonctionnaire de l’administration indochinoise et conseiller technique pour la Direction de la population et des migrations (DPM).

D’après la chronique de Julia Bellot, « Il y a quarante ans, la revue documentait l’arrivée des réfugiés d’Asie du Sud-Est », Hommes et Migrations n °1312, octobre-novembre-décembre 2015, p.

Réfugiés d’Asie du Sud-Est en exil

Depuis 2020, les Américains d'origine asiatique constituent le groupe d'électeurs dont la croissance est la plus rapide aux États-Unis, selon le Pew Research Center.

A Houston, au Texas, le comté suburbain de Fort Bend abrite une importante communauté asiatique, représentant plus de 21 % de la population.

Les données du recensement confirment que les Américains d'origine asiatique figurent parmi les groupes ethniques dont la croissance est la plus rapide aux États-Unis.

La campagne de Kamala Harris, par exemple, a ciblé cette communauté avec des publicités spécifiques, consciente de l'influence croissante de ce groupe, majoritairement démocrate. Cependant, une enquête de 2024 révèle que 22 % des électeurs américains d'origine asiatique s'identifient comme républicains.

Daniel Wong, un Américain d'origine chinoise, en fait partie, estimant que "les Asiatiques veulent moins de gouvernement, plus de liberté et moins d'impôts". Daniel Wong, ancien élu local, considère que cette situation est due, en partie, au manque d'organisation au sein de la communauté asiatique : "Nous ne comprenons pas le système politique américain. De plus, "les Asiatiques sont peu enclins à faire des dons aux campagnes politiques", un obstacle que Daniel Wong a rencontré lors de sa campagne pour un poste de conseiller municipal. JJ Clemence, qui s'est également présenté à des élections locales, partage cette observation : "La société asiatique ne ressemble pas à une communauté chrétienne. Les chretiens ont l'habitude de donner. Lors de la dernière élection présidentielle, près de 60 % des Américains d'origine asiatique ont voté.

À voir également sur Le HuffPost : “Je n’y comprends pas grand-chose, alors je n’ose pas voter de peur de me tromper.” Cette phrase, prononcée par une habitante de Chicago d’origine chinoise, et recueillie par le journal singapourien en ligne Duanchuanmei, illustre “la pseudo-apathie” dont fait encore preuve une large part des électeurs asiatiques-américains.

Mais “les choses changent”, comme l’explique Sabrina, une militante démocrate rencontrée par le journal alors qu’elle fait du porte-à-porte en Pennsylvanie, l’un des États pivots qui vont déterminer l’issue de l’élection présidentielle du 5 novembre. Face aux personnes qui affirment ne pas vouloir aller voter, elle a rodé son discours : “Je viens de Chine, où je n’ai jamais vu de bulletin de vote et où le concept d’élection n’existe pas. N’oubliez pas que vous avez le choix.”

Sabrina n’est pas une exception. Selon le South China Morning Post (SCMP), 66 % des Américains d’origine asiatique et du Pacifique prévoient de voter pour Kamala Harris - qui est elle-même d’origine indienne par sa mère -, contre 28 % pour Donald Trump.

Harris, plus prévisible “Les Américains d’origine asiatique sont devenus l’un des groupes démographiques les plus influents aux États-Unis, avance le quotidien de Hong Kong, avec un nombre d’électeurs en augmentation de 15 %, soit 2 mill

Le poids électoral des Américains d’origine asiatique

Depuis 2020, les Américains d'origine asiatique constituent le groupe d'électeurs dont la croissance est la plus rapide aux États-Unis, selon le Pew Research Center.

Les données du recensement confirment que les Américains d'origine asiatique figurent parmi les groupes ethniques dont la croissance est la plus rapide aux États-Unis.

A Houston, au Texas, le comté suburbain de Fort Bend abrite une importante communauté asiatique, représentant plus de 21 % de la population.

La campagne de Kamala Harris, par exemple, a ciblé cette communauté avec des publicités spécifiques, consciente de l'influence croissante de ce groupe, majoritairement démocrate. Cependant, une enquête de 2024 révèle que 22 % des électeurs américains d'origine asiatique s'identifient comme républicains.

Indicateur Donnée
Américains d'origine asiatique groupe d'électeurs dont la croissance est la plus rapide
Fort Bend plus de 21 % de la population
Électeurs asiatiques et du Pacifique 66 % pour Kamala Harris
Électeurs asiatiques et du Pacifique 28 % pour Donald Trump
Électeurs américains d'origine asiatique 22 % s'identifient comme républicains
Dernière élection présidentielle près de 60 % ont voté

Daniel Wong, un Américain d'origine chinoise, en fait partie, estimant que "les Asiatiques veulent moins de gouvernement, plus de liberté et moins d'impôts". Daniel Wong, ancien élu local, considère que cette situation est due, en partie, au manque d'organisation au sein de la communauté asiatique : "Nous ne comprenons pas le système politique américain. De plus, "les Asiatiques sont peu enclins à faire des dons aux campagnes politiques", un obstacle que Daniel Wong a rencontré lors de sa campagne pour un poste de conseiller municipal.

JJ Clemence, qui s'est également présenté à des élections locales, partage cette observation : "La société asiatique ne ressemble pas à une communauté chrétienne. Les chretiens ont l'habitude de donner.

Pourquoi certains électeurs asiatiques ont voté Trump

Loin de constituer un bloc homogène, les électeurs américains d'origine asiatique se répartissent entre des sensibilités politiques diverses. Une part importante reste démocrate, mais une minorité se reconnaît dans les thèmes républicains, notamment l’idée de moins de gouvernement, plus de liberté et moins d’impôts.

Daniel Wong, un Américain d'origine chinoise, en fait partie, estimant que "les Asiatiques veulent moins de gouvernement, plus de liberté et moins d'impôts".

Daniel Wong, ancien élu local, considère que cette situation est due, en partie, au manque d'organisation au sein de la communauté asiatique : "Nous ne comprenons pas le système politique américain.

De plus, "les Asiatiques sont peu enclins à faire des dons aux campagnes politiques", un obstacle que Daniel Wong a rencontré lors de sa campagne pour un poste de conseiller municipal.

JJ Clemence, qui s'est également présenté à des élections locales, partage cette observation : "La société asiatique ne ressemble pas à une communauté chrétienne. Les chretiens ont l'habitude de donner.

Lors de la dernière élection présidentielle, près de 60 % des Américains d'origine asiatique ont voté.

“Je n’y comprends pas grand-chose, alors je n’ose pas voter de peur de me tromper.” Cette phrase, prononcée par une habitante de Chicago d’origine chinoise, et recueillie par le journal singapourien en ligne Duanchuanmei, illustre “la pseudo-apathie” dont fait encore preuve une large part des électeurs asiatiques-américains.

Mais “les choses changent”, comme l’explique Sabrina, une militante démocrate rencontrée par le journal alors qu’elle fait du porte-à-porte en Pennsylvanie, l’un des États pivots qui vont déterminer l’issue de l’élection présidentielle du 5 novembre.

Face aux personnes qui affirment ne pas vouloir aller voter, elle a rodé son discours : “Je viens de Chine, où je n’ai jamais vu de bulletin de vote et où le concept d’élection n’existe pas. N’oubliez pas que vous avez le choix.”

Selon le South China Morning Post (SCMP), 66 % des Américains d’origine asiatique et du Pacifique prévoient de voter pour Kamala Harris - qui est elle-même d’origine indienne par sa mère -, contre 28 % pour Donald Trump.

Harris, plus prévisible “Les Américains d’origine asiatique sont devenus l’un des groupes démographiques les plus influents aux États-Unis, avance le quotidien de Hong Kong, avec un nombre d’électeurs en augmentation de 15 %, soit 2 mill

Quelle géopolitique asiatique pour le deuxième mandat de Donald Trump ?

La politisation de l’immigration a aussi nourri le vote trumpiste dans d’autres communautés. Ainsi, en 2024, Donald Trump aurait obtenu les voix de 13% des électeurs noirs, 39% des électeurs asiatiques et 46% des électeurs hispaniques. Dans ce dernier cas, la progression est particulièrement spectaculaire chez les électeurs les plus jeunes et de sexe masculin.

Trump a remporté la totalité des swing states (Pennsylvanie, Wisconsin, Michigan, Arizona, Nevada, Géorgie et Caroline du Nord), 312 grands électeurs (contre 226 pour Kamala Harris), et, d’après les dernières estimations, environ 50% des voix à l’échelle nationale, contre 48,2% à sa rivale.

C’est la première fois qu’un candidat républicain obtiendrait la majorité du « vote populaire » depuis George W. Bush en 2004.

Le résultat assez net et la capacité de Trump à attirer un plus grand nombre d’électeurs des minorités ont fait passer au second plan les manipulations électorales effectuées dans des États républicains comme le Texas, l’Alabama ou le Kentucky afin d’entraver la participation de ces électeurs ou de réduire l’impact de leur vote sur l’issue du scrutin, qu’il s’agisse du redécoupage orienté des circonscriptions (gerrymandering), de la fermeture sélective de bureaux de vote ou de l’exigence de présentation d’une pièce d’identité comprenant une photographie, sans parler de la privation de droits civiques pour les anciens prisonniers - dont près de la moitié sont noirs - dans des États comme la Floride.

La radicalisation du parti républicain quant à la question « raciale » est toutefois indiscutable et était perceptible bien avant l’apparition de l’homme d’affaires new-yorkais, depuis la captation par ce parti de l’électorat sudiste hostile à la déségrégation à partir des années soixante.

Trump, lui, rompt résolument avec ce racisme subliminal, avec ces formes de communication politique destinées à activer une hostilité latente, qui voient le locuteur user d’un vocabulaire codé pour évoquer des stéréotypes raciaux de manière implicite, compte tenu des normes circonscrivant l’ensemble des discours légitimes dans l’espace public.

Lorsqu’il ne s’agit pas d’éructations incontrôlées, la stratégie adoptée consiste au contraire à multiplier les propos ouvertement racistes afin de déclencher de la part des élites « libérales » au sens américain du terme un tir de barrage qui ne peut que conforter le statut de provocateur iconoclaste du futur président, lequel est l’une des clés de ses succès électoraux.

Les exemples ne manquent pas : la diffamation de Barack Obama, accusé d’être né en dehors des États-Unis et d’avoir falsifié son extrait de naissance ; la stigmatisation de Kamala Harris comme imbécile incompétente ne devant son statut de candidate qu’à une discrimination positive honnie désormais rebaptisée « DEI » (pour « Diversity, Equity, and Inclusion ») ; la désignation des immigrés en situation irrégulière comme des « ...

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