Le Refuge de l’Angoumois à Angoulême : histoire, fonctionnement et engagement solidaire

Le Refuge de l’Angoumois est une structure de protection animale implantée dans l’agglomération d’Angoulême. Il accueille des chiens et des chats abandonnés, trouvés, malades ou handicapés, et poursuit son activité grâce à l’engagement de ses bénévoles ainsi qu’aux dons du public.

Le nom « Refuge de l’Angoumois » apparaît également dans une ancienne fiche administrative associée à un établissement situé à Angoulême. Cette fiche concerne toutefois un ancien siège social fermé et ne décrit pas directement les activités actuelles du refuge pour animaux.

Une ancienne fiche administrative liée au nom du Refuge de l’Angoumois

Établissement LE REFUGE DE L ANGOUMOIS à ANGOULEME fermé le 28/06/2000.

Cet établissement, immatriculé sous le SIRET 431 994 599 00014, est fermé.

Il a été créé le 25 mai 2000, il y a 26 ans.

Il a été fermée le 25 décembre 2000, il y a 26 ans.

C’est un ancien siège social de l’association LE REFUGE DE L ANGOUMOIS, qui possède 1 autre(s) établissement(s).

Son domaine d’activité est : organisations associatives n.c.a. (91.3e).

Il est domicilié au RUE DE CHEZ LAMBERT 16000 ANGOULEME.

Élément administratifInformation
DénominationLE REFUGE DE L ANGOUMOIS
Type d’établissementancien siège social
AdresseRUE DE CHEZ LAMBERT 16000 ANGOULEME
SIRET431 994 599 00014
Situationétablissement fermé
Activitéorganisations associatives n.c.a. (91.3e)

Une association est constituée d’autant d’établissements qu’il y a de lieux différents où elle exerce - ou a exercé - son activité.

Il faut bien distinguer la fiche résumé de l’association et les fiches de ses établissements.

Une mission de protection des chiens et des chats

Merci du fond du cœur pour nos animaux.

Toute l’équipe du Refuge de l’Angoumois, SPA de Mornac, adresse, au nom de ses petits protégés chiens et chats, jeunes, vieux, abandonnés, trouvés, malades, handicapés.

Chacun de vos dons nous touche sincèrement et c’est un refuge qui continue à fonctionner pour continuer à sauver les chiens et chats de notre département.

Chiens et chats dans un refuge animalier

Le refuge joue ainsi un rôle essentiel pour les animaux qui ne disposent plus d’un foyer ou qui ont besoin d’une prise en charge particulière. Les pensionnaires peuvent être jeunes ou âgés, avoir été abandonnés ou trouvés, et présenter parfois des problèmes de santé ou un handicap.

Le bénévolat au refuge

Devenez bénévole au refuge.

Le refuge de l’Angoumois c’est avant tout l’engagement de ses bénévoles qui permettent à nos pensionnaires de vivre, grandir en sécurité et profiter de la nature.

C’est aussi de nombreuses actions pour nous faire grandir et évoluer le refuge.

Découvrez le bénévolat au refuge.

Un engagement quotidien auprès des pensionnaires

L’action des bénévoles ne se limite pas à une intervention ponctuelle. Leur engagement contribue à la vie quotidienne des animaux et au bon fonctionnement de la structure.

  • Ils permettent aux pensionnaires de vivre en sécurité.
  • Ils les accompagnent pendant leur séjour au refuge.
  • Ils contribuent à leur permettre de grandir dans de bonnes conditions.
  • Ils leur offrent la possibilité de profiter de la nature.
  • Ils participent aux actions destinées à faire grandir et évoluer le refuge.

Le bénévolat constitue donc l’un des piliers du fonctionnement du Refuge de l’Angoumois. La mobilisation des personnes engagées permet d’améliorer les conditions de vie des chiens et des chats accueillis.

Les dons, une ressource indispensable

Le Refuge de l’Angoumois survit chaque jour grâce à vos dons.

Vous pouvez nous aider de plusieurs manières et selon vos budgets, vos moyens, vos possibilités.

Les contributions du public soutiennent directement la continuité de l’activité du refuge et sa capacité à continuer à sauver les chiens et les chats du département.

Les dons peuvent prendre différentes formes, en fonction des possibilités de chacun. Cette diversité permet à un plus grand nombre de personnes de participer au soutien des animaux.

Les points de collecte du refuge

Pour faciliter les dons, plusieurs commerces spécialisés servent de points de collecte.

Animal Nutrition à Soyaux

Animal Nutrition Soyaux.

Animal Nutrition, spécialiste du chien, chat, et chevaux est un point de collecte pour le refuge.

Une adresse supplémentaire à votre service et ceux de vos animaux.

N’hésitez pas à leur rendre visite vous serez très bien accueilli.

Découvrir.

Point de collecte pour refuge animalier

Croc-Blanc à Champniers

La boutique Croc Blanc à Champniers spécialiste du chien et du chat est un point de collecte pour le refuge.

Cette boutique constitue une autre possibilité de contribuer aux besoins du Refuge de l’Angoumois dans un lieu consacré aux animaux de compagnie.

Le Refuge de l’Angoumois et la SPA de Mornac

Le Refuge de l’Angoumois, SPA de Mornac, est associé à une présence locale dans le secteur d’Angoulême et de Mornac.

Cette implantation permet de maintenir une action de proximité en faveur des chiens et des chats du département.

Les animaux accueillis peuvent avoir des profils très différents : certains sont jeunes, d’autres vieux, certains ont été abandonnés ou trouvés, tandis que d’autres sont malades ou handicapés.

Ne pas confondre protection animale et accueil des personnes réfugiées

Le terme « refuge » peut désigner des réalités différentes. Les informations consacrées au Refuge de l’Angoumois concernent ici la protection des animaux, tandis que d’autres passages évoquent l’accueil temporaire de personnes migrantes ou réfugiées dans l’agglomération d’Angoulême.

Ces deux domaines relèvent d’initiatives distinctes et ne doivent pas être confondus.

L’accueil de personnes migrantes à Angoulême en 2016

22h35. Le bus s'arrête aux pieds d'un HLM du quartier de la Grande-Garenne à Angoulême.

Après Ruffec mardi, 19 Pakistanais et deux Afghans, essentiellement des hommes isolés, ont posé leurs valises en Charente mercredi soir, accueillis par Kiymet Akpinar, directrice de cabinet de la préfecture, et Xavier Bonnefont, maire d'Angoulême.

Tout de suite pris en charge par Angoulême Solidarité, ils ont découvert leurs appartements entre ceux de la Grande-Garenne, Ma Campagne et la résidence Taillefer.

Le bus parti à 13 heures de Calais poursuivait sa route vers Talence où six migrants étaient encore attendus.

Ces personnes ont été accueillies dans le cadre de dispositifs d’hébergement et d’accompagnement distincts de l’activité de protection animale du Refuge de l’Angoumois.

Les arrivées à Cognac et à Mornac

Lundi 21 novembre 2016, 15 migrants sont arrivés à Cognac en provenance de Paris.

Le sous-préfet de Cognac, Jean-Yves Le Merrer, et les autorités locales étaient présents pour les accueillir.

Lundi 21 novembre 2016, 9 migrants, des hommes isolés de nationalité soudanaise (8) et libyenne (1), sont arrivés à Mornac en provenance de Paris.

Kiymet Akpinar, directrice de cabinet du préfet et les autorités locales de Mornac étaient présentes pour les accueillir.

Ils ont été pris en charge par l’association Angoulême solidarité, partenaire de la préfecture de la Charente et gestionnaire du centre d’accueil et d’orientation (CAO) créé dans les locaux de l’AFPA.

Centre d’accueil et d’orientation en Charente

L’arrivée de personnes venues de la lande de Calais

Mercredi 26 octobre 2016, en cours de soirée, 21 migrants, des hommes isolés de nationalité afghane (10) et pakistanaise (11), sont arrivés à Angoulême en provenance de la lande de Calais.

Kiymet Akpinar, directrice de cabinet du préfet de la Charente, ainsi que Xavier Bonnefont, maire d'Angoulême étaient présents pour les accueillir.

Ils ont été pris en charge par l’association Angoulême solidarité, partenaire de la préfecture de la Charente et gestionnaire des centres d’accueil et d’orientation (CAO) créés sous forme d’« appartements diffus » dans les quartiers de la Grande Garenne et de Ma Campagne à Angoulême.

Mardi 25 octobre 2016, 47 personnes en provenance de la Lande de Calais, pour la plupart de nationalité soudanaise, ont été accueillies dans le centre d’accueil et d’orientation (CAO) de Ruffec.

Mme Kiymet Akpinar, directrice de cabinet du préfet de la Charente, ainsi que les autorités municipales étaient présentes pour les recevoir à leur arrivée.

La mise à l’abri et l’accompagnement vers la demande d’asile

Accueillir ces personnes fuyant les guerres et les persécutions, c'est avant tout répondre à un objectif humanitaire, celui de leur mise à l’abri.

Cette mise à l'abri sera temporaire.

Elle doit permettre aux acteurs associatifs d'aider les migrants à reconsidérer et constituer, le cas échéant, un dossier de demande d'asile.

Il sera procédé ensuite à leur réorientation dans le dispositif national d'hébergement déjà existant, dédié aux demandeurs d'asile (Centres d'accueil de demandeurs d'asile - CADA).

L’État a confié la gestion du CAO de Ruffec à l’association AUDACIA et en assure 100% du financement.

Outre un accompagnement administratif, elle proposera à ces personnes un accompagnement sanitaire et social.

Accueillir ces personnes qui se trouvaient en situation de grande précarité à Calais relève de la solidarité nationale.

Comme d'autres territoires, notre département doit répondre à cet impératif.

Le préfet de la Charente remercie l’ensemble des élus, associations et des fonctionnaires qui par leur mobilisation et leur engagement ont permis d’organiser cette prise en charge à dimension humaine.

La mémoire des réfugiés espagnols à Angoulême

Angoulême est également liée à l’histoire de l’exil et de la déportation des Républicains espagnols.

À la fin de la guerre civile espagnole en 1939 et la victoire du général Franco, de nombreux Républicains espagnols ont trouvé refuge en France, notamment à Angoulême.

À la demande des Allemands, ils avaient été parqués dans un camp de la ville, avant d'être déportés en août 1940.

« Peu de Charentais connaissent cette partie de leur histoire. »

Gregorio Lazaro est un enfant d’exilés ibériques ayant fui le franquisme.

Président de l'association de Parents de Familles espagnoles immigrées en France et des Espagnols de Charente, il tient à transmettre l’histoire de son pays d’origine.

« Aujourd’hui, on témoigne inlassablement auprès des scolaires pour leur transmettre notre histoire, celle d’enfants et petits enfants de réfugiés espagnols », insiste-t-il.

Le camp d’internement des Alliers

Le 20 août 1940, 927 réfugiés espagnols sont raflés dans le camp d’internement des Alliers d’Angoulême et emmenés dans un train à Mathausen.

« Les Allemands savaient que les Républicains espagnols connaissaient l’histoire. Ils avaient combattu pendant trois ans leur armée, alliée à celle du général Franco », explique Grégorio.

À 79 ans, il est une des mémoires vives de cette association.

« Les troupes allemandes sont arrivées triomphantes à Angoulême. Elles ont eu la directive de rassembler dès le mois de juin tous les Espagnols de Charente dans ce camp, détaille le président d’association. »

Beaucoup d’exilés ont entendu que quelque chose se tramait.

Plusieurs rumeurs circulaient autour d’un train.

Certaines disaient qu’on allait les renvoyer en Espagne, d’autres en Russie.

Alors, quelques-uns ont réussi à s’échapper du camp.

Ils seront finalement 927 à monter dans le train en direction de l'Autriche.

Mémorial des réfugiés espagnols à Angoulême

Le convoi des 927

« À son bord que des civils : des hommes, des femmes et des enfants », précise Gregorio.

Une déportation rendue possible grâce au régime franquiste.

« Les ambassades ont demandé au régime quoi faire de ces Espagnols en France. Ils ont été déchus de leur nationalité par le régime fasciste, puis considérés comme apatrides et envoyés dans les camps ainsi. »

À leur arrivée, on leur a attribué un triangle bleu et le S signifiant Spanier (Espagnol en allemand).

Ce premier convoi sera fatal pour beaucoup : 87 % de déportés trouveront la mort dans ce premier convoi.

Transmettre l’histoire aux nouvelles générations

L’histoire de la guerre civile espagnole a souvent été occultée dans certaines familles, de par leur volonté d’intégration et des parcours traumatiques.

Gregorio a lui-même amorcé tardivement son travail de recueil du récit familial.

Le 20 novembre 1975, le dictateur Franco meurt.

La transition démocratique se fait alors sur l’oubli.

Pour que ce pan méconnu soit évoqué, il faut attendre les années 2000 avec les exhumations des corps dans des fosses communes suite à l’impulsion des travaux de recherches d’historiens, d’archéologues ou de journalistes.

Ils travaillaient sur la violence pendant et l’après-guerre civile de 1936 à 1945.

C'est dans cette dynamique des années 2 000, qu'une journaliste catalane a découvert l’histoire de ce train à Angoulême.

En 2004, Monsté Armengou réalise un documentaire Le convoi des 927.

Deux femmes de la famille Buitrago, au camp de la Combes-aux-Loups, à Ruelle-sur-Touvre.

Ensemble avec la réalisatrice, ils programment le film dans la ville charentaise.

« L’histoire se lance ! », confie Gregorio.

« On commence ainsi à aller dans les établissements scolaires, pour témoigner et diffuser ce documentaire. »

Le Convoi des 927

Souvent, un précieux témoin l'accompagne.

Conchita Guiterriez, 95 ans a été internée dans le camp des Alliers.

Gregorio salue le travail de préparation réalisé par les équipes éducatives.

« Les échanges avec les élèves sont très riches. »

Ils font beaucoup de parallèles avec les événements actuels.

Ils nous parlent beaucoup des nouvelles routes de migrations : avant, on traversait les Pyrénées à pied, aujourd’hui c’est la mer Méditerranée en bateau de fortune.

Un devoir de mémoire, nécessaire, sur une histoire souvent méconnue en France.

Les Républicains espagnols se sont pourtant battus aux côtés des résistants.

« Les blindés de la ‘nueve’, la compagnie ibérique étaient aux côtés du Général de Gaulle lors de la libération de Paris », rappelle Gregorio.

Ce sont les premiers soldats à entrer dans la capitale française.

Ce lundi 17 novembre, il ira encore témoigner avec Conchita devant des élèves de terminale du lycée Marguerite de Valois à Angoulême.

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