Entre 1940 et 1944, la Haute-Loire rassemble réfugiés de l’Exode, réfugiés alimentaires, étrangers et Juifs (notamment la Montagne-refuge judéo-protestante à l’Est du département), réfractaires de la Relève puis du Service du Travail Obligatoire (S.T.O.).
C’est l’état d’esprit à la fois particulariste et patriotique d’un pays montagnard que l’auteur vous propose de découvrir de la Défaite à la Libération, face aux Allemands vainqueurs.
Les réfugiés présents en Haute-Loire pendant la guerre
La question des réfugiés du Puy-en-Velay en 1940 s’inscrit dans une histoire plus large, celle de la Haute-Loire pendant la période comprise entre la Défaite et la Libération.
- réfugiés de l’Exode ;
- réfugiés alimentaires ;
- étrangers ;
- Juifs, notamment dans la Montagne-refuge judéo-protestante à l’Est du département ;
- réfractaires de la Relève puis du Service du Travail Obligatoire (S.T.O.) ;
- « gens du maquis » à partir de 1943-1944.
Le Puy-en-Velay et l’organisation locale de l’accueil
C’est à l’échelle des « pays » et des bourgs que se découvre cette histoire, grâce aux archives de l’époque, administratives ou privées.
La présence des réfugiés ne peut donc pas être étudiée uniquement à travers une liste générale : elle se comprend aussi par les lieux d’accueil, les communes, les bourgs et les réseaux locaux de solidarité.
Accueillir un Juif ou un réfractaire du S.T.O. dans sa ferme, côtoyer quotidiennement les « gens du maquis », expose à des dangers qui ne sont pas de même nature.

Une histoire qui dépasse la seule année 1940
En 1940, les réfugiés de l’Exode et les réfugiés alimentaires constituent une partie essentielle des populations déplacées ou accueillies dans le département. Par la suite, la situation évolue avec l’arrivée d’étrangers, de Juifs, de réfractaires de la Relève et du S.T.O., puis des « gens du maquis ».
Dès 1943-1944 les « gens du maquis » y foisonnent, jusqu’au Mont-Mouchet.
La diversité de ces parcours montre que le terme de « réfugiés » recouvre des situations différentes selon l’origine des personnes, la période et les raisons de leur déplacement ou de leur protection.
Les sources permettant d’identifier les personnes
Les archives de l’époque, administratives ou privées, permettent de découvrir cette histoire à l’échelle des « pays » et des bourgs.
Une chronologie détaillée des faits, un index des noms et des lieux cités permettent de cerner les évènements.
Ces outils sont particulièrement utiles pour rechercher les personnes liées au Puy-en-Velay, replacer leur présence dans le temps et relier les noms aux différents lieux mentionnés.
| Éléments de recherche | Apport pour l’étude des réfugiés |
|---|---|
| Archives administratives | Informations sur les populations accueillies et les évènements |
| Archives privées | Éclairage sur les parcours individuels et l’accueil local |
| Chronologie détaillée des faits | Repérage des évènements dans le temps |
| Index des noms | Identification des personnes citées |
| Index des lieux | Localisation des communes, bourgs et autres sites mentionnés |
La Montagne-refuge et les populations persécutées
La Haute-Loire rassemble également des Juifs, notamment dans la Montagne-refuge judéo-protestante à l’Est du département.
Cette réalité s’inscrit dans un ensemble plus large de situations d’accueil et de protection. Accueillir un Juif ou un réfractaire du S.T.O. dans sa ferme, côtoyer quotidiennement les « gens du maquis », expose à des dangers qui ne sont pas de même nature.
L’étude des réfugiés du Puy-en-Velay et de la Haute-Loire doit ainsi tenir compte à la fois des déplacements liés à l’Exode, des besoins alimentaires, des persécutions et des refus de participer à la Relève ou au S.T.O.
De la Défaite à la Libération
La période étudiée va de la Défaite à la Libération, face aux Allemands vainqueurs.
Entre 1940 et 1944, les catégories de personnes accueillies et protégées se transforment, tandis que les risques liés à l’hébergement et à la solidarité évoluent.
Dès 1943-1944 les « gens du maquis » y foisonnent, jusqu’au Mont-Mouchet.
Une chronologie détaillée des faits, un index des noms et des lieux cités permettent de cerner les évènements.
De 1940, à 1944 : L'occupation allemande
Repérer une liste de réfugiés du Puy-en-Velay
Pour rechercher une liste de réfugiés du Puy-en-Velay en 1940, les noms et les lieux cités constituent des points d’entrée essentiels. Les archives administratives ou privées, complétées par une chronologie détaillée, permettent de rattacher les personnes aux évènements et aux lieux concernés.
La recherche doit également prendre en compte les différentes catégories de populations présentes en Haute-Loire : réfugiés de l’Exode, réfugiés alimentaires, étrangers et Juifs, puis réfractaires de la Relève et du S.T.O.
C’est à l’échelle des « pays » et des bourgs que se découvre cette histoire, grâce aux archives de l’époque, administratives ou privées.
Voir la présentation de cet ouvrage par Patrick Cabanel dans la revue Diasporas.