L’origine ethnique constitue une dimension importante de l’expérience de nombreux réfugiés, mais elle ne résume jamais leur identité. Chaque être humain est fait de plusieurs identités. Lorsque nous les utilisons, nous devons nous rappeler que ce ne sont que des étiquettes : ils ne font référence qu’à une expérience en particulier, celle de quitter son pays, alors qu’il est possible de se décrire de multiples façons.
La situation juridique d’un·e réfugié·e, d’un·e demandeur·euse d’asile ou d’un·e migrant·e ne définit pas son identité ni sa personnalité. On ne peut pas connaître une personne en se fondant sur sa seule situation juridique. Ils et elles peuvent choisir de s’identifier par leur pays ou leur région d’origine, leur appartenance à un groupe qui parle une certaine langue ou partage une culture.
Que signifie l’origine ethnique dans le parcours des réfugiés ?
Les personnes qui fuient leur pays peuvent être menacées en raison de leur origine ethnique, de leur religion, de leur nationalité, de leur appartenance à un groupe social ou de leurs opinions politiques. D’autres ne se sentent plus en sécurité et ont pu être la cible de violences uniquement à cause de ce qu’elles sont, de ce qu’elles font ou de ce en quoi elles croient, par exemple en raison de leur origine ethnique, leur religion, leur orientation sexuelle ou leurs opinions politiques.
Les réfugié·e·s sont des personnes qui ont fui leur pays, car elles risquaient d’y être victimes de graves atteintes à leurs droits humains et de persécutions. Leur vie et leur sécurité étaient menacées, à tel point qu’ils avaient le sentiment de n’avoir d’autre choix que de quitter leur pays et de chercher un endroit où ils ne seraient plus en danger, car leur propre État ne pouvait pas ou ne voulait pas les protéger.
La Convention de Genève du 28 juillet 1951 définit le réfugié comme étant la personne qui craint « avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques » en cas de retour dans son pays.
Aux fins de la présente Convention, le terme "réfugié" s'appliquera à toute personne : (...)2 ) Qui, par suite d'événements survenus avant le premier janvier 1951 et craignant avec raison d'être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays; ou qui, si elle n'a pas de nationalité et se trouve hors du pays dans lequel elle avait sa résidence habituelle à la suite de tels événements, ne peut ou, en raison de ladite crainte, ne veut y retourner.
Dans le cas d'une personne qui a plus d'une nationalité, l'expression "du pays dont elle a la nationalité" vise chacun des pays dont cette personne a la nationalité.
La Convention de Genève prévoyait des réserves temporelles (« les événements survenus avant le 1er janvier 1951 ») et spatiales (« en Europe ») à son application. Celles-ci ont été levées par le protocole de New York, ratifié par la France en 1971. Jusqu’à cette date, les personnes reconnues réfugiées en France provenaient donc de pays européens. Avec la levée des réserves, les ressortissants d’autres pays ont pu prétendre à la qualité de réfugié.
Un réfugié est donc une personne qui a demandé l’asile dans un pays étranger et qui s’est vu reconnaître la qualité de réfugié. En France, c’est l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) qui instruit les demandes d’asile et reconnait le cas échéant la qualité de réfugié.
Origine ethnique, race et protection internationale
Dans le langage du droit d’asile, la « race » apparaît parmi les motifs de persécution reconnus par la Convention de Genève. Cette catégorie juridique ne doit toutefois pas être confondue avec une description exhaustive des personnes ni avec une identité unique. L’approche contemporaine des relations interethniques s’intéresse notamment aux catégorisations ethniques et raciales qui s’ensuivent, ainsi qu’aux représentations et aux imaginaires sociaux de chacun des groupes.
Pascal Brice, ancien directeur général de l’OFPRA (Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides) donne la définition du réfugié. Il indique aussi quelles sont les personnes qui peuvent bénéficier de la protection subsidiaire qui est une autre forme de protection accordée par la France.
Ces deux institutions vont alors appliquer un engagement international de la France, la Convention de Genève qui fixe des critères de reconnaissance du statut de réfugié. Des personnes sont menacées dans leur pays en raison de leur appartenance ethnique ou parce qu’elles appartiennent à un groupe social, c’est-à-dire qu’elles ont des caractéristiques sociales qui les mettent en danger dans leur pays d’origine.
Mais au-delà de la définition stricte du réfugié, il y a également un autre statut au titre de l’asile qui est alors reconnu : la protection subsidiaire. Pour des personnes qui n’ont pas cet engagement personnel au titre de la convention de Genève mais qui fuient des situations de violence généralisées, de guerre. C’est le cas par exemple d’une partie de l’Afghanistan ou de la Syrie.
Ou bien qui craignent dans leur pays des traitements inhumains et dégradants, la torture, la peine de mort. Les critères liés à l’origine ethnique peuvent donc intervenir dans l’examen d’une demande d’asile, mais ils s’inscrivent dans une appréciation plus large des persécutions, des violences et de l’absence de protection nationale.
Réfugiés, demandeurs d’asile et migrants : des catégories différentes
Les demandeurs·euses d’asile sont des personnes qui ont quitté leur pays et demandent à être protégées de persécutions et de graves atteintes aux droits humains commises dans un autre pays, mais qui n’ont pas encore été reconnues légalement comme des réfugié·e·s et attendent qu’il soit statué sur leur demande d’asile.
À l’instar de la plupart des organismes et organisations, Amnesty International considère que les migrant·e·s sont des personnes qui vivent hors de leur pays d’origine, mais ne sont ni des demandeurs·euses d’asile ni des réfugié·e·s.
Certain·e·s migrant·e·s quittent leur pays pour travailler, faire des études ou rejoindre des membres de leur famille, par exemple. Il est important de comprendre que, même si des migrant·e·s ne fuient pas de persécutions, leurs droits humains doivent malgré tout être protégés et respectés, quel que soit leur statut dans le pays où ils et elles se sont installé·e·s.
Les gouvernements sont tenus de protéger tou·te·s les migrant·e·s de la violence raciste et xénophobe, ainsi que de l’exploitation et du travail forcé. Les migrant·e·s, les réfugié·e·s et les demandeurs·euses d’asile disposent de droits protégés par le droit international, quels que soient la manière dont ils ou elles arrivent dans un pays et le but de leur déplacement.
| Catégorie | Situation principale |
|---|---|
| Réfugié·e | Personne ayant fui son pays en raison de persécutions ou de graves atteintes aux droits humains et reconnue légalement comme réfugiée |
| Demandeur·euse d’asile | Personne ayant demandé une protection et attendant qu’il soit statué sur sa demande |
| Migrant·e | Personne vivant hors de son pays d’origine sans être nécessairement demandeuse d’asile ou réfugiée |
Le statut de réfugié n’est pas permanent. En vertu du droit international et du principe de l’unité familiale, les enfants de réfugiés et leurs descendants sont eux aussi considérés comme des réfugiés jusqu’à ce qu’une solution durable soit trouvée.
Les parcours migratoires et la pluralité des appartenances
Il existe de nombreuses raisons qui poussent des habitant·e·s du monde entier à reconstruire leur vie dans un autre pays. Certaines personnes partent chercher un emploi ou faire des études. D’autres fuient des persécutions ou des violations des droits humains comme la torture. Des millions tentent d’échapper à des conflits armés ou à d’autres crises ou situations violentes.
Il peut être trop difficile ou trop dangereux de rester dans son pays, ce pour de multiples raisons. Des enfants, des femmes et des hommes fuient la violence, la guerre, la faim, l’extrême pauvreté ; ils peuvent aussi être amenés à partir en raison de leur genre ou de leur orientation sexuelle, ou encore pour échapper aux effets du changement climatique ou aux retombées d’une catastrophe naturelle.
Cependant, les personnes qui quittent leur pays ne sont pas toutes en danger. Certaines pensent qu’elles ont plus de chances de trouver du travail dans un autre pays parce qu’elles disposent de la formation ou du capital nécessaire pour chercher des débouchés ailleurs. D’autres souhaitent rejoindre des proches ou des ami·e·s qui vivent déjà à l’étranger. D’autres encore ont l’intention de commencer ou de terminer leurs études dans un autre pays.
Leurs périples, qui débutent toujours avec l’espoir d’un avenir meilleur, peuvent se dérouler sous le signe du danger et de la peur. Des personnes risquent d’être victimes de la traite ou d’autres formes d’exploitation. Certaines sont placées en détention par les autorités dès leur arrivée dans un nouveau pays.
La plupart des personnes qui tentent de s’installer ailleurs ont le sentiment que l’expérience de la migration n’est qu’une partie d’eux. Comme nous tou·te·s, ce sont des êtres humains complexes et uniques.
La racialisation et les frontières ethniques
Une analyse par les relations interethniques permet d’étudier les frontières qui se forment entre les groupes, mais aussi les échanges qui les rendent visibles, les déplacent ou les transforment. Les catégorisations ethniques et raciales peuvent influencer les relations quotidiennes, les représentations sociales et l’accès aux espaces de sociabilité.
La thèse se penche sur les interactions multi-scalaires de deux groupes de réfugiés, somaliens et yéménites métis, avec leur environnement humanitaire et leurs réseaux de sociabilité en Jordanie.
Ces deux groupes sont imbriqués dans la « nébuleuse du ‘système réfugié’ » (Baujard, 2008) constituée, à différents niveaux, par les acteurs humanitaires, les autres groupes de réfugiés et les populations locales.
En adoptant une approche par les relations interethniques, cette recherche vise à mettre en évidence l’épaisseur de ces interactions à l’aune des trajectoires migratoires des réfugiés, des catégorisations ethniques et raciales qui s’ensuivent, des représentations et des imaginaires sociaux de chacun des groupes.
Ainsi, au sein du faisceau d’acteurs avec lesquels les réfugiés somaliens et yéménites interagissent, dans quelle mesure le rapport d’ethnicité influence-t-il leurs relations du quotidien ?
Au croisement d’une anthropologie des relations inter-ethniques, de la racialisation et de la migration, cette recherche propose une analyse processuelle et dynamique (Bertheleu, 2019) des rapports entre les groupes de réfugiés somaliens et yéménites métis, avec les populations locales, avec le statut de réfugié et les ethnicités multiples.
L’origine ethnique n’est donc pas seulement une caractéristique attribuée à une personne ou revendiquée par elle. Elle peut devenir une frontière sociale dans certaines interactions, produire des formes de racialisation, mais aussi favoriser de nouvelles sociabilités.
La Jordanie comme espace de relations interethniques
Quartier populaire situé au cœur historique et politique d’Amman, Hayy al-Masarwah apparaît comme la scène principale des relations inter-ethniques au quotidien.
Il est le théâtre des vies ordinaires de familles jordaniennes pauvres, des réfugiés somaliens, yéménites métis et soudanais, d’ouvriers égyptiens, des travailleuses philippines, bangladaises, et éthiopiennes.

À travers une étude des interactions quotidiennes dans les cafés du quartier, sur les terrains de football informel, dans les espaces nocturnes et festifs d’Amman, j’explore les frontières ethniques (Barth,1969) et les relations inter-ethniques en tant qu’elles font éclore des processus de racialisation mais aussi de nouvelles sociabilités.
Afin d’appréhender les reconfigurations identitaires et culturelles en jeu, une étude par les relations inter-ethniques nécessite de penser la présence des réfugiés en symbiose avec la présence d’autres groupes ethniques.
Les relations entre réfugiés et populations locales ne se limitent donc pas aux dispositifs administratifs ou humanitaires. Elles se construisent aussi dans les quartiers, les lieux de rencontre, les activités sportives et les espaces festifs, où les individus négocient quotidiennement leur appartenance et leur place.
Les réfugiés somaliens et yéménites métis
La recherche porte principalement sur deux groupes de réfugiés : les réfugiés somaliens et les réfugiés yéménites métis.
Le terme « yéménites métis » renvoie ici à une pluralité d’appartenances et de trajectoires, plutôt qu’à une identité uniforme. Les ethnicités multiples participent aux reconfigurations identitaires et culturelles observées dans les relations quotidiennes.
Les réfugiés somaliens et yéménites métis interagissent avec les populations locales, avec les autres groupes de réfugiés, avec les acteurs humanitaires et avec le statut de réfugié lui-même.
Ce travail est le fruit d’une longue ethnographie, principalement auprès de jeunes réfugiés. Elle conjugue à la fois une reconstitution des récits de vie et des participations associatives observantes.
Les récits de vie permettent de replacer les interactions présentes dans des trajectoires migratoires plus longues. Les participations associatives observantes donnent accès aux formes concrètes de sociabilité et aux relations qui se nouent dans les espaces ordinaires.
Les autres groupes de réfugiés et la coexistence de plusieurs générations
La situation des réfugiés de Palestine n’est pas différente des autres situations de réfugiés de longue date, originaires par exemple d’Afghanistan ou de Somalie, où plusieurs générations de réfugiés coexistent, toujours considérés et aidés comme tels par le Haut-Commissariat.
En 1949, l’Assemblée générale des Nations Unies a chargé l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche Orient (UNRWA) de fournir des services aux réfugiés de Palestine au Moyen-Orient enregistrés.
Aux termes du mandat de l’UNRWA, par réfugiés de Palestine on entend les personnes qui résidaient de façon normale en Palestine entre le 1er juin 1946 et le 15 mai 1948 et qui ont perdu à la fois leur habitation et leurs moyens de subsistance à la suite du conflit de 1948.
En vertu du droit international et du principe de l’unité familiale, les enfants de réfugiés et leurs descendants sont eux aussi considérés comme des réfugiés jusqu’à ce qu’une solution durable soit trouvée.
Le rôle du HCR et du système humanitaire
Le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) est l’agence des Nations Unies qui vient en aide aux réfugiés.
Le HCR a été créé le 14 décembre 1950 par l’Assemblée générale des Nations Unies avec un mandat unique de trois ans. Le 28 juillet de l’année suivante, le cadre juridique pour aider les réfugiés et le statut pour guider le travail du HCR étaient adoptés : il s’agit de la Convention des Nations Unies relative au statut des réfugiés.
L'Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) assure la protection des réfugiés et des personnes déplacées à l'intérieur du pays.
Présent dans plus de 125 pays et territoires, le HCR assure la protection et l'assistance aux réfugiés, aux rapatriés, aux personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays et aux apatrides.
L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés est basée à Genève mais 89 % de ses employés travaillent sur le terrain.
La majeure partie des employés du HCR est basée en Asie et en Afrique, les continents qui accueillent et génèrent le plus grand nombre de réfugiés et de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays.
Le HCR est le chef de file en matière de protection des réfugiés et des déplacés internes. Avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), elle dirige la coordination et la gestion des camps.
Les Nations Unies, à travers leur mécanisme d’action humanitaire, fournissent l’accès aux besoins de première nécessité tels que nourriture, eau et soins de santé.
Les forces du maintien de la paix de l'ONU sont souvent celles qui protègent les camps dans lesquels vivent les réfugiés.
La « nébuleuse du ‘système réfugié’ » rassemble ainsi plusieurs niveaux d’acteurs : institutions humanitaires, populations locales, groupes de réfugiés et organisations de soutien. Les interactions entre ces acteurs contribuent à façonner les catégories, les attentes et les relations sociales qui entourent les réfugiés.
Les déplacements forcés dans le monde
À la fin de l’année 2025, on estimait à 117,8 millions le nombre de personnes déplacées de force dans le monde en raison de persécutions, de conflits, de violences, de violations des droits fondamentaux et d’autres événements perturbant gravement l’ordre public.
Bien qu’un plus grand nombre de réfugiés et de personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays aient pu rentrer chez eux en 2025 par rapport aux années précédentes, les solutions durables restent insuffisantes par rapport aux besoins.
On compte quelque 35 millions de réfugié·e·s dans le monde. 12,8 millions de personnes sont des réfugié·e·s d’Afghanistan ou de Syrie.
Depuis toujours l’asile dans les pays étrangers a été accordé à ceux qui fuient les persécutions et les conflits.
Dans les années 1960, la décolonisation de l’Afrique a engendré la première des nombreuses crises de réfugiés de ce continent et cela a nécessité l’intervention du Haut-Commissariat.
Au cours des vingt années suivantes, le HCR a dû intervenir dans des situations de déplacement en Asie et en Amérique latine.

Conflits, catastrophes et changement climatique
Outre les persécutions et les conflits, les catastrophes naturelles (parfois provoquées en raison des changements climatiques) peuvent contraindre les populations à chercher refuge dans d’autres pays.
Ces évènements - inondations, tremblements de terre, ouragans, glissements de terrain - sont de plus en plus fréquents et intenses.
Ils provoquent des déplacements internes mais poussent également les populations à franchir les frontières.
Les déplacements engendrés par les manifestations lentes occasionnés par les changements climatiques ont lieu, le plus souvent, à l’intérieur des pays.
Des catastrophes causées par l’homme, comme des événements socio-économiques par exemple, incitent également les populations à franchir les frontières.
Alors que certains cherchent à fuir les persécutions, nombreux sont ceux qui partent par manque de raisons valables de rester.
La plupart des réfugiés proviennent désormais de pays très vulnérables au changement climatique.
Les effets du changement climatique aggravent de plus en plus les conflits, la pauvreté et l’instabilité, prolongeant ainsi les situations de déplacement et réduisant les chances d’un retour durable.
La protection des droits et la lutte contre la discrimination
Les gouvernements ne devraient jamais contraindre une personne à retourner dans un pays où elle risque d’être victime d’atteintes à ses droits humains.
Les réfugié·e·s devraient au contraire pouvoir vivre dans un endroit sûr et avoir accès à l’emploi, à l’éducation et à la santé.
Nous faisons campagne pour un monde dans lequel chacun et chacune puisse jouir de ses droits humains, indépendamment de sa situation.
Nous faisons campagne pour que les États assument leur responsabilité commune de protéger les droits des réfugié·e·s, des demandeurs·euses d’asile et des migrant·e·s.
Nous faisons campagne pour que les gouvernements traitent les demandes d’asile comme il se doit afin de ne pas laisser dans l’incertitude les intéressé·e·s - qui sont parfois même enfermé·e·s dans des centres de détention - pendant des années.
La campagne J’accueille ! d’Amnesty International appelle les États du monde entier à ouvrir leurs portes à un pourcentage équitable de réfugié·e·s en quête de sécurité.
Les gouvernements sont tenus de protéger tou·te·s les migrant·e·s de la violence raciste et xénophobe, ainsi que de l’exploitation et du travail forcé.
La première distinction Nansen pour les réfugiés a été remise en 1954 à Eleanor Roosevelt, première présidente de la Commission des droits de l'homme des Nations Unies et première dame des Etats-Unis aux côtés du président Franklin D.
Le 17 décembre 2018, l’Assemblée générale des Nations Unies a approuvé la résolution pour le Pacte mondial sur les réfugiés.
On estime à 2,2 milliards de dollars les nouveaux engagements financiers annoncés par les États et d'autres acteurs, dont quelque 250 millions de dollars promis par le secteur privé.
Des identités qui dépassent l’origine et le statut
La plupart des personnes qui tentent de s’installer ailleurs ont le sentiment que l’expérience de la migration n’est qu’une partie d’eux. Comme nous tou·te·s, ce sont des êtres humains complexes et uniques.
Chaque être humain est fait de plusieurs identités.
La situation juridique d’un·e réfugié·e, d’un·e demandeur·euse d’asile ou d’un·e migrant·e ne définit pas son identité ni sa personnalité.
On ne peut pas connaître une personne en se fondant sur sa seule situation juridique.
Certaines des personnalités les plus exemplaires et influentes dans les domaines des arts, des sciences, de la politique et des technologies sont d’ancien·ne·s réfugié·e·s, demandeurs·euses d’asile ou migrant·e·s.
Les relations interethniques permettent de considérer les réfugiés comme des acteurs sociaux, porteurs de trajectoires, de liens, de pratiques et d’identités multiples. Dans les cafés, les associations, les terrains de football et les espaces festifs, ces identités se manifestent, se négocient et se transforment au contact des autres groupes.
Taibeh Abbasi, 19 ans, vit dans la peur constante d’être expulsée vers l’Afghanistan, un pays où elle n’a jamais vécu.
Sarah, 6 ans, photographiée sur l’île grecque de Chios, le 28 novembre 2016. Elle est capable de nommer les capitales de presque tous les pays du monde.
Sarah et sa famille ont fui les bombardements dans sa ville natale de Homs.
Kamal et sa famille font partie des milliers de réfugiés qui ont fui le Myanmar depuis août 2017.
Mohamed, de Somalie, et Yayha, du Soudan, avec Catherine. Catherine est l’une des personnes qui ont parrainé ces deux hommes afin qu’ils puissent s’installer à Toronto, au Canada.
Si votre pays propose un programme de partenariat, vous pouvez y participer avec d’autres citoyen·ne·s.
Il s’agit de s’unir pour collecter des fonds qui permettront de réinstaller et d’accueillir des personnes et des familles qui ont fui leur pays d’origine.