Les Français se montrent largement favorables à un durcissement de la politique migratoire. Selon un sondage CSA réalisé pour CNews, Europe 1 et le JDD, publié ce dimanche 28 juin, 83 % des personnes interrogées approuvent le principe d’une « immigration négative », consistant à renvoyer certaines catégories d’étrangers déjà présents sur le territoire français, comme les délinquants, les criminels ou les chômeurs de longue durée.
Selon un sondage CSA pour Europe 1, CNews et le JDD, 83% des Français sont pour le renvoi de certaines catégories d'étrangers déjà présents en France, notamment des délinquants, criminels ou chômeurs de longue durée.
83 % des Français favorables au renvoi de certaines catégories d’étrangers
Faut-il renvoyer certaines catégories d'étrangers déjà présents en France, notamment des délinquants, criminels ou chômeurs de longue durée ? Selon un sondage CSA pour Europe 1, CNews et le JDD, les Français sont une très large majorité à y être en faveur.
Ils sont en effet 83% à se dire « pour ». Un soutien massif qui transcende les générations et les sensibilités politiques.
| Catégorie | Part des personnes favorables |
|---|---|
| Ensemble des Français | 83% |
| Hommes | 82% |
| Femmes | 84% |
| 18-24 ans | 90% |
| 25-34 ans | 81% |
| 35-49 ans | 77% |
| 50-64 ans | 83% |
| 65 ans et plus | 87% |

Une opinion favorable dans toutes les classes d’âge
Le soutien à cette mesure dépasse les clivages générationnels. Les 18-24 ans sont les plus nombreux à y être favorables (90 %), devant les moins de 35 ans (85 %).
Du côté de la pyramide des âges, l’adhésion à l’immigration négative pour une certaine catégorie d’étrangers est assez homogène.
Hormis les 35-49 ans qui sont 77% à y être favorables, toutes les autres classes d'âge sont au-dessus de 80% : les 25-34 ans pointent à 81%, les 50-64 ans sont à 83% et les 65 ans et plus 87%.
Les 18-24 ans sont les plus enclins à la mise en place de l'immigration négative avec 90% d'opinion favorable.
Les seniors adhèrent également très largement à cette orientation, avec 87 % de réponses positives chez les 65 ans et plus.
Les écarts restent limités selon la catégorie socioprofessionnelle.
Des écarts limités entre les hommes et les femmes
Les hommes y sont favorables à 82%, et les femmes à 84%.
La différence entre les deux catégories demeure donc limitée, tandis que l’adhésion dépasse largement la majorité dans les deux cas.
Une mesure soutenue à gauche comme à droite
À l'aune des opinions politiques, la possibilité de renvoyer des délinquants, criminels ou chômeurs de longue durée étrangers, dépasse également très largement la majorité, qu'importe la sensibilité.
À gauche, 69% des électeurs sont pour (66% pour LFI, 75% pour le PS et 68% pour les Verts).
À gauche, les avis sont davantage nuancés mais la mesure recueille malgré tout une majorité de soutiens.
À droite cette volonté est encore plus forte, puisque les personnes qui glissent un bulletin LR dans l'urne sont 96% à vouloir ce que processus soit mis en place.
Les sympathisants des Républicains sont 96 % à soutenir cette mesure, tandis que 93 % des proches du Rassemblement national y sont favorables.
Plus largement, 95 % des personnes se déclarant de droite approuvent le principe du renvoi de certaines catégories d’étrangers.
Les sympathisants de la majorité présidentielle se montrent eux aussi largement favorables à cette orientation, avec 81 % de réponses positives.
| Sensibilité politique | Part des personnes favorables |
|---|---|
| Ensemble des électeurs de gauche | 69% |
| La France insoumise | 66% |
| Parti socialiste | 75% |
| Les Verts | 68% |
| Les Républicains | 96 % |
| Rassemblement national | 93 % |
| Ensemble des personnes se déclarant de droite | 95 % |
| Majorité présidentielle | 81 % |
Le regroupement familial également contesté
Un demi-siècle après l'instauration du regroupement familial, un sondage CSA pour CNews, Europe 1 et le JDD révèle qu'une majorité de Français se prononce pour l'arrêt de ce dispositif.
Cela faisait pile 50 ans, le 29 avril dernier, que le regroupement familial a été instauré en France via un décret signé par le Premier ministre de l’époque, Jacques Chirac, qui a établi ce dispositif permettant à un ressortissant étranger de faire venir sa famille.
En 2024, plus de 16 000 personnes ont pu entrer dans le pays en profitant de cette procédure.
Dans le détail, les hommes (63 %) sont plus nombreux à être pour l’arrêt de la politique de regroupement familial en France que les femmes (55 %).

Des différences selon l’âge
Les écarts se creusent davantage avec l’âge.
Chez les 35 à 49 ans, ce chiffre baisse légèrement à 57 %, puis remonte à 58 % chez les 50-64 ans.
Les sondés âgés de 65 ans et plus sont les plus opposés à l’arrêt du regroupement familial - avec seulement 56 % de réponse positive.
| Groupe interrogé | Part favorable à l’arrêt du regroupement familial |
|---|---|
| Hommes | 63 % |
| Femmes | 55 % |
| 35 à 49 ans | 57 % |
| 50 à 64 ans | 58 % |
| 65 ans et plus | 56 % |
Un clivage politique plus marqué
Concernant les sensibilités politiques, les sondés de gauche (58 %) trouvent qu’il faut continuer la politique du regroupement familial, à l’inverse des sondés de droite.
Les électeurs du Rassemblement national sont 76 % à estimer qu’il faut mettre fin à cette loi.
Le chiffre monte à 78 % si l’on ajoute les partisans de Reconquête à ceux du RN.
À gauche, les sympathisants de La France insoumise (LFI) sont les moins enclins à affirmer qu’il faut en finir avec cette mesure (30 %).
Arrivent ensuite les électeurs des Écologistes, qui sont 36 % à partager cette opinion.
Les proches du Parti socialiste ne sont que 49 % à rejeter le regroupement familial.
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